LE LAPIN
Le lapin est un petit animal qui, à l’âge adulte, pèse entre 2 et 7 kg. Sa fourrure plus ou moins fournie a des couleurs variées selon les races. La queue est courte, la lèvre supérieure fendue. Les oreilles sont longues et mobiles ; les pattes postérieures sont beaucoup plus grandes que les pattes antérieures. Il avance par bonds ; c’est un sauteur et également un excellent coureur. Bien que rongeur, le lapin est un herbivore monogastrique.
LES RACES
Actuellement, les races rencontrées dans les différents élevages de côte d’ivoire sont venues d’Europe. Beaucoup de métissages sont pratiqués dans les élevages.
Les races peuvent être de petite taille, 2 à 4 kg comme le lièvre belge : fauve et rustique ou le petit-russe ; blanc et précoce. De taille moyenne : 4,5 à 5,5 kg comme le gros normand : fauve ou gris, prolifique et rustique. Des races de grandes taille existent également. Les lapins pèsent de 5 à 7 kg. On connait le blanc de Bouscat : blanc, Flandres : fauve, précoce, rustique et de chair moyenne.
TECHNIQUES DE PRODUCTION
Élevages
- L’élevage familial
In entretient un cheptel dont l’effectif des reproductrices n’excède pas trente mères. Il n’exige pas beaucoup d’investissement et l’éleveur peut utiliser les sous-produits agricoles et de l’herbage en alimentation. Ce système cadre bien avec la politique d’initiation de la population à la consommation de la viande de lapin et à la production massive. L’évolution de ces élevages conduit au type d’élevage dit artisanal.
Organisation de la journée de l’éleveur
HEURES | TRAVAUX | |
MATINEE | ||
7h-8h 8h-8h-30 8h30-11h 11h-12h | Nettoyage des cages, des abreuvoirs et mangeoires. Distribution des aliments et de l’Eau Nettoyage du clapier. Contrôle technique : saillie, palpation, préparation du nid, sevrage…. | |
APRES-MIDI | ||
14h-16h30 16h30-17h 17h-17h30 17h30-18h | Préparation de l’alimentation. Distribution des aliments et de l’eau. Contrôle sanitaire Enregistrement des mouvements du cheptel. | |
- L’élevage artisanal
Il est caractériser d’une part par l’effectif des reproductrices (30 à 50 mères) et d’autres part par les origines diverses des aliments qui y sont distribués. Ces aliments peuvent provenir de la flore naturelle et sont représentées par des espèces végétales qui ne coutent que l’effort du ramassage.
Les produits et sous-produits d’exploitation agricole sont également utilisés. Des aliments provenant de l’industrie peuvent venir en complément des deux premières sources pour établir une alimentation mixte.
- L’élevage industriel
Il a la caractéristique d’entretenir un important cheptel dont l’effectif des reproductrices est supérieur à 50 mères. C’est la principale source de revenue du propriétaire qui s’en occupe entièrement. Il est contraignant, exige une haute technicité et doit être tenu par un bon gestionnaire. Dans ce type d’élevage, les dépenses en aliments sont les plus élevées contrairement à ce qui se passe dans l’élevage familiaux et artisanaux. Les multiples contraintes technico-financières de ce type d’élevage ne permettent pas sa pratique par un grand nombre d’éleveurs en côte d’ivoire.
Bâtiments
- Les conditions d’implantation
Avant l’implantation du clapier, habitation du lapin, certaines conditions doivent être préalablement réunies. Le non-respect de celles-ci entrainerait inévitablement une forte mortalité et une productivité faible. Le bruit doit être évité. Le lapin est un animal craintif par nature. Les bruits provoquent en lui des stress, causent des désordres physiologiques. La température est à surveiller. Elle agit sur l’état sanitaire : le froid provoque des mortalités par des maladies respiratoires et digestives. La chaleur est à l’origine d’indigestion. La reproduction est réduite en période de forte chaleur. Le pourcentage d’accouplement non suivi de fécondation augmente durant les mois chauds. Une température trop haute ou trop basse ne favorise pas l’appétit. L’énergie est alors utilisée pour la régulation de la température corporelle.
Lorsque la température est trop élevée et que l’humidité est proche de la saturation, il se produit une chaleur latente sous forme de vapeur d’eau entrainant une situation inconfortable pour l’animal (prostration). Si la température est trop basse et l’humidité a 100%, la vapeur d’eau se condense sur le matériel d’élevage. Le froid sui en résulte engendre des maladies respiratoires et digestives.
La température indiquée doit varier entre 5°C et 30°C. l’hygrométrie entre 55% et 90%/
Comme l’indiquent ces normes, la cuniculiculture est praticable sur la totalité du territoire national ivoirien.
- La construction
Les bâtiments d’élevage sont dans leur grande majorité construits avec des matériaux locaux. La charpente est en boiserie, la toiture en chaume et l’armature de soutien de la toiture en bois de brousse. Cependant les matériaux de construction modernes seront utilisés en cas de nécessité (par exemple un sol en béton pour un nettoyage facile).
L’orientation du bâtiment sera Est-Ouest, selon la direction des vents dominants. Le débordement de toiture conseillé est de 0 ,80 m. une légère pente (2%) à l’intérieur du bâtiment sera ménagée pour l’évacuation des eaux usées et des déchets.
Différents types d’agencement sont possibles : sur un sol étage encore appeler Llat-deck, sur deux étages déclarés ou « californienne », sur deux, trois ou quatre étages superposés ou « batterie ».
Les étages familiaux et artisanaux utilisent le Flast-desk, pour sa facilité de réalisation, le meilleur confort qu’il assure aux animaux, son cout, une grande facilité de surveillance et de manipulation des animaux, une grande facilité également d’évacuation des injections qui tombent directement sur le sol. Les californiennes et les batteries sont surtout réservées aux élevages industriels.
Les cages sont métalliques ou en bois. La façade avant est faite en grillage. Le plancher est en treillis à mailles pouvant laisser passer les déjections sans problèmes. La façade supérieure comporte une porte de sortie.
Les cages pour reproducteurs sont généralement des cages à deux compartiments. Un compartiment abrite une mère la lapine. Ses dimensions sont en largeur : 0,70 m, en profondeur :
0,60 m, en largeur : 0,60 m, en surface : 0,42 m²/reproducteur. Les cages pour animaux à l’engraissement logeront 5 lapins. Ses dimensions sont en longueur : 1 m, en profondeur : 0,50 m, en largeur : 0,50 m, en surface : 0,50 m².
- Les accessoires
Le râtelier est une forme de mangeoire du lapin. Il intervient dans la distribution du fourrage vert ou sec. La mangeoire proprement dite sert dans la distribution d’aliments concentrés (granulés, épluchures, sons ou racines) ? Les abreuvoirs sont généralement constitués de vieilles bouteilles de récupération retournées dans des « sabots » et fixées à l’extérieur sur la façade avant. Le goulot de la bouteille remplie trempera dans le sabot sans toucher le fond. La boite a nid est faite en contre-plaqué et permet à l’exploitant ou à l’ouvrier de surveiller les lapereaux. Elle est placée à l’intérieur de la cage de la mère à l’approche de la mise-bas.
Ses dimensions sont en longueur : 0,40 m, en largeur : 0,25 m, en hauteur : 0,30 m ; le rebord fait 0,10 m.
Conduite d’élevage : la reproduction
Dans le système industriel, le rythme de saillie est post-partum soit la remise de la femelle au mal dans 24 heures qui suivent la mise-bas. Le nombre de portées/mère/an est de 7. Le nombre de lapereaux par portée va de 1 à 15. L’intervalle entre deux mise-bas est de 30 jours.
Compte tenu du caractère extensif du système artisanal, et de la race utilisée (race moyenne), les paramètres sont différents. Le nombre de lapereaux vendu par portée est de 6. Le nombre de lapereaux vendus/mère/an est de 24. L’intervalle entre 2 mises-bas est de 90 jours décomposés en 30 jours de gestation, 45 jours de lactation et 15 jours de repos.
Le taux de mortalité avant sevrage est de 16%, à l’engraissement de 6%. Celui des reproducteurs est de 3%.
L’âge de première saillie pour les femelles est fixé à 6 mois (poids moyen de 3 kg). Pour les males à 8 mois ‘poids moyen de 2 ;5 kg). Réforme reproductrices : 50%/an.
L’âge de réforme pour les femelles se situe après 2 ans d’activité, et pour les males après 3 ans d’activité. La durée de vie est d’environ 7 ans.
Le rythme d’utilisation du male est de 7 saillies toutes les 2 semaines. La saillie se fait aux heures fraiches et calmes de la journée (tôt le matin ou tard le soir) dans la cage du mâle. Il faut retirer la femelle après l’acte pour éviter les bagarres. La palpation intervient 15 jours après la saillie pour s’assurer de la fécondation de celle-ci.
Le bon rapport mâle/femelle est de 1/10.la durée d’engraissement va de 10 à 12 semaines (du sevrage à la vente). Le poids vif à la vente est de 2,2 à 2,5 kg, et au sevrage de 0,6 kg. Le GMQ est de 27 g. le rendement s’élève à 60%. La densité engrais est de 10 g/m².
Bâtiments
- Les conditions d’implantation
Avant l’implantation du clapier, habitation du lapin, certaines conditions doivent être préalablement réunies. Le non-respect de celles-ci entrainerait inévitablement une forte mortalité et une productivité faible. Le bruit doit être évité. Le lapin est un animal craintif par nature. Les bruits provoquent en lui des stress, causent des désordres physiologiques. La température est à surveiller. Elle agit sur l’état sanitaire : le froid provoque des mortalités par des maladies respiratoires et digestives. La chaleur est à l’origine d’indigestion. La reproduction est réduite en période de forte chaleur. Le pourcentage d’accouplement non suivi de fécondation augmente durant les mois chauds. Une température trop haute ou trop basse ne favorise pas l’appétit. L’énergie est alors utilisée pour la régulation de la température corporelle.
Lorsque la température est trop élevée et que l’humidité est proche de la saturation, il se produit une chaleur latente sous forme de vapeur d’eau entrainant une situation inconfortable pour l’animal (prostration). Si la température est trop basse et l’humidité a 100%, la vapeur d’eau se condense sur le matériel d’élevage. Le froid sui en résulte engendre des maladies respiratoires et digestives.
La température indiquée doit varier entre 5°C et 30°C. l’hygrométrie entre 55% et 90%/
Comme l’indiquent ces normes, la cuniculiculture est praticable sur la totalité du territoire national ivoirien.
- La construction
Les bâtiments d’élevage sont dans leur grande majorité construits avec des matériaux locaux. La charpente est en boiserie, la toiture en chaume et l’armature de soutien de la toiture en bois de brousse. Cependant les matériaux de construction modernes seront utilisés en cas de nécessité (par exemple un sol en béton pour un nettoyage facile).
L’orientation du bâtiment sera Est-Ouest, selon la direction des vents dominants. Le débordement de toiture conseillé est de 0 ,80 m. une légère pente (2%) à l’intérieur du bâtiment sera ménagée pour l’évacuation des eaux usées et des déchets.
Différents types d’agencement sont possibles : sur un sol étage encore appeler Llat-deck, sur deux étages déclarés ou « californienne », sur deux, trois ou quatre étages superposés ou « batterie ».
Les étages familiaux et artisanaux utilisent le Flast-desk, pour sa facilité de réalisation, le meilleur confort qu’il assure aux animaux, son cout, une grande facilité de surveillance et de manipulation des animaux, une grande facilité également d’évacuation des injections qui tombent directement sur le sol. Les californiennes et les batteries sont surtout réservées aux élevages industriels.
Les cages sont métalliques ou en bois. La façade avant est faite en grillage. Le plancher est en treillis à mailles pouvant laisser passer les déjections sans problèmes. La façade supérieure comporte une porte de sortie.
Les cages pour reproducteurs sont généralement des cages à deux compartiments. Un compartiment abrite une mère la lapine. Ses dimensions sont en largeur : 0,70 m, en profondeur :
0,60 m, en largeur : 0,60 m, en surface : 0,42 m²/reproducteur. Les cages pour animaux à l’engraissement logeront 5 lapins. Ses dimensions sont en longueur : 1 m, en profondeur : 0,50 m, en largeur : 0,50 m, en surface : 0,50 m².
- Les accessoires
Le râtelier est une forme de mangeoire du lapin. Il intervient dans la distribution du fourrage vert ou sec. La mangeoire proprement dite sert dans la distribution d’aliments concentrés (granulés, épluchures, sons ou racines) ? Les abreuvoirs sont généralement constitués de vieilles bouteilles de récupération retournées dans des « sabots » et fixées à l’extérieur sur la façade avant. Le goulot de la bouteille remplie trempera dans le sabot sans toucher le fond. La boite a nid est faite en contre-plaqué et permet à l’exploitant ou à l’ouvrier de surveiller les lapereaux. Elle est placée à l’intérieur de la cage de la mère à l’approche de la mise-bas.
Ses dimensions sont en longueur : 0,40 m, en largeur : 0,25 m, en hauteur : 0,30 m ; le rebord fait 0,10 m.
Conduite d’élevage : la reproduction
Dans le système industriel, le rythme de saillie est post-partum soit la remise de la femelle au mal dans 24 heures qui suivent la mise-bas. Le nombre de portées/mère/an est de 7. Le nombre de lapereaux par portée va de 1 à 15. L’intervalle entre deux mise-bas est de 30 jours.
Compte tenu du caractère extensif du système artisanal, et de la race utilisée (race moyenne), les paramètres sont différents. Le nombre de lapereaux vendu par portée est de 6. Le nombre de lapereaux vendus/mère/an est de 24. L’intervalle entre 2 mises-bas est de 90 jours décomposés en 30 jours de gestation, 45 jours de lactation et 15 jours de repos.
Le taux de mortalité avant sevrage est de 16%, à l’engraissement de 6%. Celui des reproducteurs est de 3%.
L’âge de première saillie pour les femelles est fixé à 6 mois (poids moyen de 3 kg). Pour les males à 8 mois ‘poids moyen de 2 ;5 kg). Réforme reproductrices : 50%/an.
L’âge de réforme pour les femelles se situe après 2 ans d’activité, et pour les males après 3 ans d’activité. La durée de vie est d’environ 7 ans.
Le rythme d’utilisation du male est de 7 saillies toutes les 2 semaines. La saillie se fait aux heures fraiches et calmes de la journée (tôt le matin ou tard le soir) dans la cage du mâle. Il faut retirer la femelle après l’acte pour éviter les bagarres. La palpation intervient 15 jours après la saillie pour s’assurer de la fécondation de celle-ci.
Le bon rapport mâle/femelle est de 1/10.la durée d’engraissement va de 10 à 12 semaines (du sevrage à la vente). Le poids vif à la vente est de 2,2 à 2,5 kg, et au sevrage de 0,6 kg. Le GMQ est de 27 g. le rendement s’élève à 60%. La densité engrais est de 10 g/m².
Etude de cas
Nous étudierons un élevage de lapins dans la région de Bingerville. Ce présent projet a pour but de donner une estimation la plus proche possible des conditions actuelles d’élevage de lapins en côte d’ivoire. C’est pourquoi, il s’attache à décrire dans le détail les coûts et charges qu’il convient de maitriser pour la rentabilité de l’opération. Ce projet porte sur la mise en place d’une unit é de production de 50 lapins vendus par an. Il nécessitera pour sa réalisation l’aménagement d’une ancienne terrasse en bâtiment de lapins, équipé de batteries.
Le coût global du projet est de 2 916 000 FCFA, dont 2 166 000 FCFA d’investissement et 750 00 FCFA de fonds de roulement.
- Normes et hypothèses de calcul
Les investissements se répartissent entre le bâtiment (8000 FCFA/m²) et les équipements
Les frais sanitaires sont importants. La reproduction est estimée à 40 FCFA/mois, les engrais à 25 FCFA/lapin vendu, les achats reproduction à 3000 FCFA/ pièce.
Les bâtiments et le gros matériel sont amortis sur 10 ans, le petit matériel sur 5 ans.
Le coût des aliments du lapin est de 114 FCFA/kg. La vente des animaux est estimée à 1700 FCFA/kg/carcasse.
- Coût du projet
Les montants des investissements sont bien sûr estimatifs.
- Un bâtiment de 10 m × 15 m soit 150 m² : 7 000 f × 150 = 1 050 000 FCFA
- Huit batteries d’élevage : 127 000 F × 8 =1 016 000 FCFA
- Un réservoir d’eau équivalent à 50 000 FCFA
- Petit matériel (brouette, seaux, pelles, ramassettes, couteaux, etc.) = 50 000 FCFA.
Soit un investissement total qui s’élève à : 2 166 000 FCFA.
Le fonds de roulement est estimé à 750 000 FCFA selon le compte de trésorerie établi en fin de fiche. Les divers et imprévus sont de 74 000 FCFA. Le coût total du projet est donc de 3 000 000 FCFA ;
Alimentation
Pour couvrir ses besoins (entretien, gestation, allaitement, croissance, engraissement), le lapin a besoin d’une bonne alimentation. L’établissement de sa ration nécessite la définition préalable de ses besoins. Toutefois, il faut signaler que ces besoins sont mal connus et que les chiffres fournis dans les ouvrages spécialisés concernent les pays développés et sont très variables. Les indications données plus loin ne sont donc que des ordres de grandeur.
L’alimentation du lapin est à base de fourrage, de plante à tubercules et à racines, de grains et sons, de tourteaux, de fruits et épluchures de fruits, de granulés… L’élevage artisanal quant à lui utilise des sous-produits agricoles agro-industriels et agricoles, du fourrage et quelquefois des granulés. L’élevage familial est à base de fourrure et sous-produits agricoles. Ce fourrage est fait d’espèces végétales naturelles (tridax procumbens, Desmodium, Euphorbia heterophylla, tephosia …) et de cultures fourragères (panicum, stylasanthès…). Pour user ses dents qui poussent continuellement, le lapin mange des branchages. Enfin, il avale également du charbon de bois pour faciliter sa digestion.
- Les besoins en eau
De tous les besoins du lapin, le besoin d’eau est plus important. La qualité et la propreté de l’eau doivent être irréprochables. Le besoin en eau est fonction, de la température ambiante et au stade physiologique de l’animal.
Un mâle reproducteur aura besoin de 0,2 à 0,5 l/jour. Une femelle de reproduction (gestation, lactation) aura de l’eau à volonté. Pendant la croissance et l’engraissement, la ration sera de 0,2 à 0,5 j/jour (d’après : l’élevage du lapin dans les petites exploitations, par Serge Switten).
Un manque d’eau est plus grave qu’un manque de nourriture. En effet, l’impossibilité totale pour les animaux de s’abreuver entraine une chute considérable deb la consommation d’aliments solides dès les premières 24 heures et un arrêt quasi complet d’eau entraine des comportements aux conséquences économiques très lourdes tels que l’abandon de portée, une mortalité importante au nid ou du cannibalisme.
- Les besoins énergétiques les besoins en énergie sont relativement mal connus, mais on peut estimer selon les catégories et les poids.
Besoins en unités fourragères (UF)
CATEGORIES ANIMALES | POIDS MOYENS (KG) | ENTRETIEN | PRODUCTION | TOTAL |
Mâles reproducteurs Femelles gestantes Femelles allaitantes Animaux à l’engrais | 3,5 4 4 2 | 0,105 0,120 0,120 0,060 |
– 0,130 0,330 0,100 |
0,105 0,250 0,450 0,160 |
D’après l’élevage du lapin dans les petites exploitations, par Serge Switten. | ||||
- Les besoins azotés
Ils sont exprimés en MAD : matières azotées digestibles, ils sont soit d’entretien soit de production.
Les besoins d’entretien
Ils sont fonction des catégories et des poids vifs. Pour un poids de 1 kg, le besoin en MAD est de 2 grammes, pour 1,5 kg, il est de 3 grammes ; pour 2 kg, il est de 4 grammes et pour 4 kg, de 7 grammes.
Besoins en matière azotée digestible (MAD)
CATEGORIES ANIMALES | POIDS MOYEN (G) | ENTRETIEN | TOTAL (G) |
Mâles Femelles gestantes Femelles allaitantes Animaux à l’engraissement | 9,45 7 7 4 | – 20,65 44 12,2 | 9,45 27,65 51 16,2 |
Les besoins de production
Ils sont ; eux, liés au stade de production. Les femelles gestantes ont besoin de 9 g de MAD pendant la période allant de 1-21 jours après saillie et de 13 g de MAD du 22e au 31e jour après saillie. Les femelles allaitantes d’un kilo prennent 8 g de MAD, celles de 1,5 kg, 10 g et celles de 2kg, 11 g de MAD (dans « l’alimentation du lapin » par W. Schlolant).
- Les besoins vitaminiques
Le lapin présente des besoins aussi bien en vitamines hydrosolubles (groupe B et vitamine C) qu’en vitamines liposoluble (A, D, E, K). Les micro-organismes de la flore digestive synthétisent des quantités importantes de vitamines hydrosolubles qui sont valorisées grâce à la caecotrophie ou coprophagie. C’est le mécanisme d’ingurgitation de croûtes molles ou caecotrophes chez le lapin. Ces caecotrophes sont riches aussi bien en matières azotées, en sels minéraux qu’en vitamines hydrosolubles mais pauvres en cellules pour couvrir les besoins d’entretien et une bonne partie des besoins de production.
Pour les vitamines liposolubles, les études ont été moins nombreuses et les apports souhaitables sont fixés de manière relativement empirique. Ce dernier groupe de vitamines, ainsi qu’une partie du premier, est apporté à l’organisme par l’alimentation.
- Les besoins minéraux
Ces besoins sont également mal connus chez le lapin. On sait toutefois que les femelles allaitantes ont besoin de calcium (1 à 1,2% de Ca dans la ration) et de phosphore (0,4 à 0,5% de P dans la ration).
Le fer et le cuivre, dans une moindre mesure sont indispensables pour le lapereau consommant un lait très pauvre en ces éléments et qui est donc exposé à l’anémie. Les normes sont de 2 mg de fer/jour et 0,2 mg de cuivre / jour.
- Le niveau d’ingestion
Les quantités ci-après sont uniquement valables pour des animaux adultes de race moyenne ayant une alimentation de fourrage.
Besoins alimentaire des lapins*
STADE PHYSIOLOGIQUE | QUANTITE JOURNALIERE | |
Mâle reproducteur | Fourrage : 1 kg (avec 1/3 en ligneuses) | |
Femelle de reproduction ( gestante ou allaitante) | 1 kg de fourrage + concentré (50-60 g) | |
Croissance et engraissement | Fourrage uniquement (kg) | Fourrage+ concentré (kg) (g) |
8-10 semaines 10-14 semaines 14-18 semaines 18-25 semaines | 0,5 0,6 0,8 1 | 0,25 + 20 0,35 + 30 0,35 + 30 – |
*D’après l’élevage du lapin dans les petites exploitations, par Serge Switten. | ||
En élevage industriel, le granulé est distribué à g/ jour pour les reproductrices non allaitantes et reproducteurs, 250 g/ jour pour les allaitantes. Pour les engrais, de 25 g à 120 g (plus 15 g/ semaine) sont donnés en fin d’engraissement selon le plan de rationnement.
Il faut éviter de donner des aliments fermentés en servant des herbes fraichement coupées, qui peuvent être responsables de trouble digestifs (météorisation, diarrhées…). Les herbes entrant dans l’alimentation du lapin doivent être récoltées la veille.
Le rationnement
En cuniculiculture l’aliment est unique pour toutes les catégories animales. La différence avec les vailles n’intervient que dans les quantités à servir. La distribution des aliments se fera deux fois/jour (le matin à 8 h et le soir à 17 h).
On peut citer quelques rations. La ration du mâle reproducteur se compose d’épluchures de manioc pour 20% et de tridax procumbens pour 80%. La ration de la femelle allante (1 200 g) se compose de feuilles de manioc pour 75% et son de mais pour les 25% restants. La ration de la femelle gestante (1 000 g) est constituée d’Euphorbia heterophylla à 50% ? de Leucaena leucocephala à 40% et de fines cossettes de manioc à 10%. Enfin, la ration d’engraissement (700 g) est un mélange de 35% de Leucaena leucocephala, de 60% d’Andropogon gayanus, et de 5% de fines cossette de manioc.
ASPECTS SANITAIRES
Principales maladies
Le lapin est sujet à grand nombre de maladies. Elles sont d’origines diverses et ont une incidence économique plus ou moins lourde sur les élevages en fonction de leur gravité. C’est aux coccidioses (hépatique et digestive) que l’élevage cunicole paie le plus lourd tribut. Elles se manifestent par des ballonnements du ventre, des diarrhées sanguinolentes ou non, un amaigrissement et une paralysie suivie de mort. Les coccidioses sont fréquentes surtout chez les jeunes à la faveur de différentes agressions ‘sevrage, changement d’aliments, modifications des conditions climatiques).
L’entérotoxémie occasionne des mortalités surtout chez les adultes. Elle est caractérisée par des diarrhées, des ballonnements de ventre et est provoquée par des aliments fermentés ou trop riches en matières azotées ‘tourteaux, farine).
Les nécroses des pattes sont dues aux grillages tranchants ou défectueux.
La gale du corps est une dépilation à la suite d’une infection bactérienne.
La gale des oreilles est, quant à elle, l’œuvre des sarcobes. Cette maladie est caractérisée par un dépôt blanchâtre, un écoulement brunâtre, une odeur fétide, une otite profonde avec la base des oreilles chaude et gonflée. Le lapin maigrit et fini par mourir.
Les affections de l’appareil respiratoire quoi qu’encore en nombre insignifiant existent dans certains élevages. Elles sont provoquées par les aliments farineux et les mauvaises conditions d’a aération et d température du clapier.
Les blessures diverses sont les conséquences des batailles entre animaux à l’engraissement. Il existe aussi des batailles entre reproducteurs (mâle et femelle) lors de la présentation de la femelle au mâle.
La prévention
Le bon suivi des élevages consiste à prévenir les maladies. Or cette prévention passe par une double prophylaxie : sanitaire et médicale.
La prophylaxie sanitaire regroupe trois opérations qui se suivent chronologiquement : le nettoyage, la désinfection et le vide sanitaire.
Ces opérations assurent la salubrité des bâtiments et des équipements d’élevage.
Deux conseils · Recourir aux encadreurs (techniciens) si les produits cités ici ne sont pas disponibles ou si d’autres affections apparaissent dans l’élevage. · Prévoir un flacon de chloramphénicol/an pour les maladies respiratoires à la dose de 0,5 g/l d’eau pendant 4 jours. |
La prophylaxie médicale doit compléter l’action de la prophylaxie sanitaire. L’une ne saurait être efficace sans le concours de l’autre. Dans les élevages cunicoles, la prophylaxie médicale doit préserver les animaux des maladies citées plus haut.
PATHOLOGIE | MEDICAMENT | PERIODICITE | DUREE DE TRAITEMENT (jours) | DOSE | ADMINISTRATION |
Coccidiose | Trisulmix | Tous les mois | 4 | 1 cuillère à café/ 5l d’eau | Eau de boisson |
Vers ronds | Pipérazine | Tous les mois | 1 | 3 cuillères à café/ 5 l d’eau | Eau de boisson |
Carence en vitamines et acides aminés | Erycolcine | Tous les mois | 4 | 1 cuillère à café/ 5l d’eau | Eau de boisson |
Carences en minéraux | Vitapaulia | Apres chaque mise-bas | 4 | 15 ml/litre d’eau | Eau de boisson |
Nécrose des pattes | Bombe tiphopiétyl | Apres chaque mise-bas | – | – | Application locale |
Gales des oreilles | Prorigam | Apres chaque mise-bas | 4 | – | Application locale |
désinfection | crésyl | Tous les mois | 1 | 1 cuillère/15 l d’eau | nettoyage |